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Margouillat La Réunion : geckos, nuisances et biodiversité

  • Photo du rédacteur: SUBLIMM OI
    SUBLIMM OI
  • 17 juin 2022
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 10 janv.

Le p'tit margouillat ventousé est toujours présent lors de notre petit déjeuner et il apprécie la confiture.



A La Réunion, on appelle “margouillat” la plupart des petits geckos vivant près des habitations. Certains sont endémiques et protégés (geckos verts), d’autres sont introduits et très communs. Tous jouent un rôle écologique. Voici comment reconnaître les espèces, réduire les nuisances et cohabiter sans nuire à la biodiversité.


Qu’appelle‑t‑on « margouillat » à La Réunion ?


A La Réunion, “margouillat” désigne la plupart des petits geckos observés autour des maisons. Certains sont introduits et très communs (surtout les nocturnes collés aux murs), d’autres sont endémiques et strictement protégés (les geckos verts diurnes). Tous contribuent à limiter naturellement de nombreux insectes.


Les espèces que l’on croise le plus souvent


1) Les geckos verts endémiques (protégés)


  • Gecko vert de Bourbon (Phelsuma borbonica) : surtout présent en lisière forestière et en altitude. Espèce protégée. Pas de capture ni de manipulation.

  • Gecko vert de Manapany (Phelsuma inexpectata) : endémique du littoral sud (secteur Manapany–Grand‑Bois). Espèce protégée et très localisée : jardins refuges à privilégier, aucune intervention.


À retenir : Les geckos verts sont protégés. Le respect des habitats (haies, plantes locales, absence de défrichements brusques) est essentiel.

2) Les geckos des maisons (introduits, non protégés)


  • Gecko asiatique / tjictjac (Hemidactylus frenatus) : très commun près des sources de lumière. Nocturne, insectivore, discret mais parfois salissant.

  • Gecko nain / demi‑deuil (Lepidodactylus lugubris) : petit gecko parthénogénétique, en progression dans l’archipel ; plutôt discret à l’intérieur des logements.


Pourquoi ils sont utiles


  • Régulation des insectes : moustiques, mouches, petites blattes et araignées au menu des nocturnes.

  • Interactions écologiques : les geckos verts diurnes consomment aussi fruits/nectar et participent aux interactions plantes&& animaux.


Nuisances courantes (et idées reçues)


  • Traces et déjections sur murs, plafonds et rebords.

  • Petits bruits nocturnes (tic‑tic/ tjik‑tjik) près des lampes.

  • Danger pour l’humain ? Risque très faible : ces reptiles fuient l’approche et ne s’attaquent pas aux personnes.


Ce que dit la loi (résumé utile)


  • Geckos verts endémiques (Phelsuma) : espèces protégées → interdiction de capture, de destruction des nids/pontes et de dégradation des habitats.

  • Geckos introduits : non protégés, mais toute méthode doit rester sélective, non cruelle et respectueuse de l’environnement.


IPM : cohabiter ou limiter sans blesser (méthodes douces)


Objectif : traiter les causes (accès, lumière, ressources) plutôt que les animaux.


Quel est l’objectif principal pour limiter la présence de geckos et d’insectes autour de la maison ?

L’objectif est de traiter les causes (accès, lumière, ressources) plutôt que de s’attaquer aux animaux. En agissant sur l’étanchéité, l’éclairage et les sources de nourriture, on réduit durablement l’attractivité du logement.

Comment empêcher l’entrée des geckos et des insectes dans la maison ?

Priorisez l’exclusion : Posez des moustiquaires sur les fenêtres/portes-fenêtres. Ajoutez des brosses bas de porte. Bouchez les fentes et points de passage (installations, faux plafonds, coffres de volets). Evitez les ponts d’accès : taillez les branches qui touchent la maison.

Quelles zones faut-il colmater en priorité ?

Ciblez en priorité : Les passages d’installations (câbles, tuyaux). Les faux plafonds et combles. Les coffres de volets roulants. Les joints et petites fissures autour des encadrements (portes/fenêtres).

Comment réduire l’attractivité de l’éclairage extérieur le soir ?

Gérez l’éclairage extérieur : privilégiez des teintes chaudes le soir (souvent moins attractives pour de nombreux insectes) et évitez d’éclairer inutilement les façades et ouvertures.

Comment limiter les ressources qui attirent les insectes (et donc les geckos) ?

Réduisez les sources de nourriture et d’abri : Propreté régulière (plans, sols, zones de repas). Couvercles de poubelles bien fermés. Gestion des denrées (boîtes hermétiques, pas de restes accessibles). Nettoyage des traces et dépôts : eau savonneuse + microfibre.

Que faire en présence de geckos verts ?

Favorisez une cohabitation respectueuse : Créez des jardins refuges (plantes locales, haies variées). Abstenez-vous de toute capture ou dérangement. Misez sur la prévention (réduction des insectes, gestion de la lumière, étanchéité) plutôt que sur l’intervention directe sur l’animal.

Si la gêne devient importante (geckos des maisons uniquement), que faire ?

Priorisez des solutions douces et efficaces : Renforcez l’exclusion (étanchéité, moustiquaires, brosses bas de porte). Favorisez le déplacement doux : laisser sortir naturellement (ou ouvrir vers l’extérieur pour faciliter la sortie).

Quelles méthodes faut-il éviter ?

Évitez : Les pesticides (risques inutiles et impact sur la faune non ciblée). Les plaques collantes non sélectives, dangereuses pour la faune protégée et les animaux non visés.


Encadré local : zones à vigilance


  • Sud littoral (Manapany, Petite‑Île, Saint‑Joseph…) : présence du Gecko vert de Manapany → aucune capture ni dérangement.

  • Hauts et lisières (Maïdo, hauts de l’Est/Ouest) : Gecko vert de Bourbon → mêmes précautions.


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